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Aurélie Dauphin et ses ami-e-s symbolise leur action par une poignée de terre offerte au public.

S’est tenue, ce dimanche 13 septembre, la seconde édition de l’action « T’es rien sans la Terre ». (Voir notre article précédent) en partenariat avec la foire Bio-Génépi (en mode restreint), les artistes, agriculteurs, associations, citoyens engagés, ont investi le Plan d’eau d’Embrun pour une journée consacrée à la transition écologique de notre département, et au delà, de notre société.

Par chance, le beau temps était de la fête et les deux évènements ont rassemblé beaucoup de monde. Pour cette 2ème, le Collectif a contacté les 162 communes des Hautes-Alpes pour leur proposer de signer un arrêté anti-pesticide sur leur commune ou de s’engager dans un processus de transition écologique. Dix d’entre-elles ont répondu à l’appel: Puy Saint-André, Veynes, Baratier, Montbrand, La Faurie, Eygliers, Guillestre, Mont-Dauphin, Rabou, et Eourres. Des associations et intervenants ont put également exprimer leur position, ce fut le cas de Marc Viossat, conseiller départemental d’Embrun, de la SAPN, du collectif « Nous voulons des coquelicots« . La Compagnie du pas de l’oiseau, actuellement en tournée, a aussi apporté son soutien à l’opération.

Un Rendez-vous est aussi donné le 19 septembre à 11h00 Place de la Mairie de la Roche des Arnauds pour la protection de la Forêt de Sérigon.

Chaque intervention a été ponctuée par un numéro d’artiste: Acrobaties, jongleries, Clowns, Sketchs, chansons… (Diaporama en fin d’article)

C’est l’originalité de ce collectif d’associer l’art pour, dit Aurélie Dauphin, l’une des initiatrices du collectif « en dire plus qu’avec des mots. L’art est un moyen de faire passer des messages d’une autre manière« . L’autre originalité de ces actions est d’aborder les sujets qui fâchent sans se fâcher. Le but est de chercher à nouer des dialogues avec tous les acteurs concernés (cet-à-dire… Tout le monde) pour ne pas perdre de temps dans des confrontations souvent stériles, voire, contre-productives.

Bien sûr, l’urgence est là, elle est sous nos yeux. Nous avons passé le cap où seuls les chiffres et les données nous informaient, il suffit de regarder autour de soi pour voir l’étendue des désastres sur nos éco-systèmes. L’impact de nos modes de vie n’est plus une analyse statistique mais bel et bien une réalité que nous pouvons tous observer à l’œil nu autour de chez nous. Il serait illusoire de penser que nous pourrions inverser la tendance en « revenant à la lampe à huile » ou « en vivant comme les Amish » comme le dit ironiquement et bêtement le Président de la République, mais il n’y a pas de fatalité. Nous pouvons agir sur un certain nombre de curseurs pour limiter les dégâts et permettre à la nature, celle qui nous entoure mais aussi la notre, d’avoir le temps de s’adapter, de se recréer, de se réinventer. Chaque avancée technologique, sociétale, provoque des effets contradictoires. L’industrialisation qui a apporté énormément de progrès a aussi généré toute une série de désastres en un temps record ne laissant pas à l’esprit commun le temps d’y réfléchir, de se poser et de se demander quel jeu vaut quelle chandelle. C’est avec cette logique qu’ il faut rompre et prendre le temps du débat, de la concertation et ne plus laisser le marché prendre la main sur l’humain au détriment de tout pour des profits forcément limités dans le temps.

Les dix petites communes, ça n’a l’air de rien mais c’est déjà beaucoup en seulement deux rendez-vous. Gueuler, s’insulter, se rejeter la faute, ou pire, ignorer les enjeux que nous devons affronter tous ensemble, sont le contraire du courage politique et démocratique. Il faut se relever les manches et même si nous ne sommes pas d’accord sur tout, tout le temps, il faut apprendre à composer et réussir cette transition écologique partout parce qu’il n’y a pas d’autres alternatives.

Selon un rapport de l’Agence européenne pour l’environnement, près de 15% des décès sont liés directement aux pollutions:

Principales constatations

  • La pollution atmosphérique demeure la principale menace environnementale pour la santé en Europe, avec plus de 400 000 décès prématurés dus à la pollution atmosphérique chaque année au sein de l’UE. La pollution sonore arrive en deuxième position, contribuant à 12 000 décès prématurés, suivie des conséquences du changement climatique, et plus particulièrement les vagues de chaleur.
  • La charge que représentent la pollution et le changement climatique varie au sein de l’Europe, avec de nettes différences entre les pays de l’est et de l’ouest de l’Europe. Si la proportion la plus élevée des décès nationaux imputables à l’environnement a été enregistrée en Bosnie-Herzégovine (27 %), la plus faible a été relevée en Islande et en Norvège (9 %).
  • Les communautés socialement défavorisées doivent généralement faire face à un triple fardeau: pauvreté, environnement de mauvaise qualité et mauvaise santé. Les communautés les plus pauvres sont souvent exposées à des niveaux de pollution et de bruit plus élevés ainsi qu’à des températures élevées, tandis que leurs conditions sanitaires préexistantes augmentent leur vulnérabilité aux risques écologiques pour la santé. Des mesures ciblées doivent être adoptées pour améliorer les conditions environnementales des plus vulnérables en Europe.
  • Les gens sont constamment exposés à de multiples risques, notamment à la pollution de l’air et de l’eau, à la pollution sonore, ou encore aux produits chimiques, lesquels se combinent et, dans certains cas, agissent de concert pour nuire à la santé. Les villes européennes sont particulièrement vulnérables à ces multiples menaces, et elles disposent également d’un accès plus réduit aux espaces verts et bleus.
  • Les recherches actuelles cherchent à déterminer les liens existants entre la pandémie actuelle de COVID-19 et les dimensions environnementales. On estime que le virus à l’origine de la COVID-19 a «franchi la barrière de l’espèce», passant des animaux aux êtres humains, ce qui constitue une conséquence imprévue de la pression exercée par la consommation croissante sur nos systèmes naturels. En ce qui concerne l’incidence de la COVID-19 sur les communautés, les premiers éléments de preuve suggèrent que la pollution atmosphérique et la pauvreté pourraient entraîner des taux de mortalité plus élevés. Selon l’une des premières conclusions du rapport, des recherches supplémentaires doivent être menées pour clarifier ces interactions. (Source AEE)

T’es rien sans la Terre ! Ce n’est pas la phosphine découverte sur Vénus ou les délires transhumanistes sur la terraformation de Mars qui y changeront quelque chose. Si on n’agit pas au plus vite, nous aurons le chaos et rien d’autre. L’écologie n’est pas un choix politique mais le seul chemin prenable pour une vie durable. Mais encore faut-il que chacun, selon ses besoins, parviennent à y faire sa part selon ses moyens et c’est là que la politique peut faire quelque chose. Comme nous sommes plus ou moins en démocratie, ce qui implique que nous avons du pouvoir, alors il faut l’utiliser pour imposer à ceux que nous élisons de faire en sorte qu’ils s’y attellent. Il faut que l’on se souvienne que « c’est nous le chef ! » et c’est donc à nous de prendre nos responsabilités et à ceux dont nous donnons mandat de faire en sorte d’instaurer l’égalité écologique en droit comme en moyens. Mais comme nous ne sommes pas tous d’accords sur la manière, les priorités, alors il faut qu’on s’en parle et très vite et que nous acceptions de faire des pas les uns vers les autres pour ne pas figer nos inactions dans des postures qui sont bien souvent prétextes à ne pas bouger, et c’est vrai pour tous les côtés. Voilà pourquoi nous soutenons le Collectif « T’es rien sans la Terre » qui s’inscrit dans cette volonté de dialogue. In gap… ça veut dire: « ce qui coule entre deux clivages »

L’Agence de développement touristique des Hautes-Alpes (ADDET), par la voix de son directeur Yvon CHaix, prétend que la saison touristique 2020 est une année « référence » en terme de bénéfice. C’est une donnée très intéressante dans la mesure où beaucoup d’évènements coûteux ont été annulés. Ça va dans le sens d’une transition écologique touristique où l’obstacle de la « raison économique » est désormais levé. Ça veut dire que les gens sont venus chercher dans nos montagnes de l’authenticité, de la nature, de l’air ! C’est donc bien ça notre vraie richesse.

Leo Artaud

Diaporama (1/2)

Aurélie Dauphin

Angela Vorojbitova:

Soulane:

Simon:

suite, bientôt…

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