search instagram arrow-down

Abonnez-vous gratuitement

Chaque jeudi vous recevrez notre lettre d'info avec les derniers articles mis en ligne.

Suivez-nous

Contact rédaction

Tél: 07 69 80 97 95

Courriel: ingapmag@gmail.com

 

Abonnez-vous gratuitement

Chaque lundi vous recevrez la lettre d'info avec les derniers articles.

Contact rédaction

0769809795

Suivez-nous

Mentions légales

Archives

Par Xavier Chanoine

On a vu fleurir, pendant le confinement, une drôle de vue de l’esprit envahir la sphère humaine terrestre.: « Restez chez vous, sauvez des vies ». Quelle drôle d’idée, fausse au demeurant, ou plutôt, mal exprimée. La bonne formule eut été « Restez chez vous, il adviendra ce qu’il adviendra ».

En effet, il n’y a pas d’action sans conséquence et la petite mamie, qui était partie chercher son Paris-Brest quotidien chez son boulanger préféré, il va sans dire que c’est plus pour le boulanger mais, cela ne nous regarde pas, dut traverser la rue qui la mène de son humble maison au Centre-ville historique.

Malheureusement, une ambulance passant par là un peu vite ne put l’éviter et paf la mamie ! Si vous n’aviez pas respecté le confinement, vous auriez vous aussi, peut-être, traversé la rue pour aller chercher votre croissant aux amandes préféré, étant entendu que c’est surtout pour tailler la bavette à la femme du boulanger qui est bien diserte et sympathique et, croisant mamie, vous auriez parlé du beau temps, du mauvais temps, de ce fichu virus et vous auriez regardé passer l’ambulance et mamie aurait mangé son boulan… son Paris-Brest.

Il en fut de même pour l’homme, la biche et le python:

Dans une contrée lointaine, un homme vit une biche se faire étouffer par un python sur le bord d’un chemin. Ni une, ni deux, ayant été biberonné à Bambi, l’homme mit des coups de bâton au python tant et tant, que ce dernier finit par lâcher sa proie et fila dans les hautes herbes sans demander son reste.

La biche, tout émue et franchement déstabilisée, prit la fuite de l’autre côté et se carapata dans la forêt sans même remercier l’homme, l’ingrate. L’homme, fier de lui, ne pensa même pas au pauvre python qui demeura affamé et dut se contenter d’une maigre campagnole et d’un touriste mal nourri égaré. Comme quoi, les histoires qu’on raconte aux enfants peuvent avoir des conséquences sur le comportement humain mais ce n’est pas notre sujet.

La biche courut, courut, traversa la forêt toute affolée et parvint à la route qui jouxtait le bois qu’elle traversa sans même regarder à gauche, à droite, la mal élevée !

Robert et ses enfants, ses 6 enfants, étaient en chemin dans leur monospace pour aller au lac. Bob faisait ce qu’il pouvait pour distraire ses enfants après le décès de leur pauvre maman d’une overdose de doliprane. Alors, dès que la journée s’annonçait ensoleillée (il lisait la météo de La nouvelle commune… Comme quoi c’était un bon gars!), il partait pique-niquer au grand lac aménagé où les distanciations physiques étaient faciles à respecter.

6 enfants dans un monospace, ce n’est pas toujours facile à tenir alors pour passer le temps, ils chantaient des chansons d’Hugues Aufray: « Il s’appelait Stewbal, c’était un cheval blanc, il était mon idole, et moi j’avais 10 ans » etc etc… et même des fois du Francis Lalanne pour changer un peu mais pas trop souvent parce que c’est trop triste.

Et c’est là que la biche et la voiture de Bob se rencontrèrent… L’emplafonnement fut inévitable même si Bob était un bon conducteur qui faisait toujours attention à la vitesse, aux radars et qui possédait encore tous ses points après 30 ans de permis !

La biche mourut sur le coup et Bob Aussi… Sur ses 6 enfants, 4 restèrent handicapés à vie et deux furent miraculeusement sauvés… Enfin pour un temps seulement… Hébergés dans un foyer, ils connurent la drogue, la prostitution et furent violés par le curé qui tenait l’établissement. L’un des deux enfants se suicida avant sa majorité et le dernier, pauvre orphelin, devint huissier de justice, c’est dire tout le drame de cette tragédie.

Tout le monde se souvient encore de la tête du médecin urgentiste qui pratiqua les premiers soins… C’était l’homme qui avait sauvé la biche.

La morale de cette histoire est que quoi que vous fassiez, il adviendra ce qu’il adviendra.

Xavier Chanoine

Print Friendly, PDF & Email