search instagram arrow-down

Abonnez-vous gratuitement

Chaque jeudi vous recevrez notre lettre d'info avec les derniers articles mis en ligne.

Suivez-nous

Contact rédaction

Tél: 07 69 80 97 95

Courriel: ingapmag@gmail.com

 

Abonnez-vous gratuitement

Chaque lundi vous recevrez la lettre d'info avec les derniers articles.

Contact rédaction

0769809795

Suivez-nous

Mentions légales

Archives

ARRÊTEZ ! Surtout ne changez pas d’heure…

Le temps qui reste par Serge Reggiani. Poème de Jean-Loup Dabadie et musique d’Alain Goraguer

Laissez donc vos montres électroniques faire ce qu’elles veulent et ne touchez plus à vos horloges et réveils mécaniques… Laissez-les à l’heure qu’il est écouler tranquillement le temps qui passe. Offrez vous cette petite liberté d’avoir le temps contraint et celui qui promène sa trotteuse au fil des minutes bienheureuses d’avoir une compagne si douce et si vivante.

Amusez-vous entre tic et tac a bouleverser vos assiduités pour être à l’heure qui vous chante et non plus celle si prévisible où vous êtes attendue. Ce samedi soir, posez votre vieux réveil sur votre chevet, aux côtés de vos rêves, et voyez comme il a préservé ce qui devait l’être pendant vos intrigants voyages, en ouvrant les yeux dimanche matin.

N’obéissez-plus aux injonctions totalitaires qui vous obligent au décalage horaire, sans même considérer ce qui vous est précieux dans ce laps de temps passé, à présent. Ayez la tocante rebelle ! La pendule résistante ! La coulée libre de la clépsydre, l’ombre jouée du gnomon, et laissez donc à la misère vendue du monde des ternes son tempo atomique sans âme d’imprécision.

Ce dimanche à deux heures… Dormez tout votre saoul rassuré qu’au matin vous retrouverez votre monde à l’endroit où vous l’avez laissé et non à celui où l’on veut vous confiner !

Non ! à 2 heures il ne sera pas 3 heures… il sera l’heure qu’il est et vous serez libre dans cet espace-temps, que vous aurez choisi, de continuer de rêver à ce que vous ferez de tout ce temps gagné pour le jour où vous en aurez besoin.

Xavier Chanoine

Poème de Jean-Loup Dabadie:

Le temps qui reste

Combien de temps…
Combien de temps encore
Des années, des jours, des heures combien ?
Quand j’y pense mon coeur bat si fort…
Mon pays c’est la vie.
Combien de temps…
Combien

Je l’aime tant, le temps qui reste…
Je veux rire, courir, parler, pleurer,
Et voir, et croire
Et boire, danser,
Crier, manger, nager, bondir, désobéir.
J’ai pas fini, j’ai pas fini
Voler, chanter, partir, repartir
Souffrir, aimer
Je l’aime tant le temps qui reste

Je ne sais plus où je suis né, ni quand
Je sais qu’il n’y a pas longtemps…
Et que mon pays c’est la vie
Je sais aussi que mon père disait :
Le temps c’est comme ton pain…
Gardes-en pour demain…

J’ai encore du pain,
J’ai encore du temps, mais combien ?
Je veux jouer encore…
Je veux rire des montagnes de rires,
Je veux pleurer des torrents de larmes,
Je veux boire des bateaux entiers de vin
De Bordeaux et d’Italie
Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
J’ai pas fini, j’ai pas fini
Je veux chanter
Je veux parler jusqu’à la fin de ma voix…
Je l’aime tant le temps qui reste…

Combien de temps…
Combien de temps encore?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je veux des histoires, des voyages…
J’ai tant de gens à voir, tant d’images..
Des enfants, des femmes, des grands hommes,
Des petits hommes, des marrants, des tristes,
Des très intelligents et des cons,
C’est drôle, les cons, ça repose,
C’est comme le feuillage au milieu des roses…

Combien de temps…
Combien de temps encore ?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je m’en fous mon amour…
Quand l’orchestre s’arrêtera, je danserai encore…
Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul…
Quand le temps s’arrêtera..
Je t’aimerai encore
Je ne sais pas où, je ne sais pas comment…
Mais je t’aimerai encore…
D’accord ?

Print Friendly, PDF & Email
This entry was posted in La Une.