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Pitons, escalade, grandes faces et surtout grand nom de l’alpinisme avec Georges Livanos dit « Le Grec », Mercredi soir au Royal, la Cinémathèque de montagne de Gap organisait la projection du film « Un piton de plus » réalisé par Bruno PEYRONNET avec la présence de Barney Vaucher un ami du Grec.

Georges Livanos dit « Le grec » (image: ressources web)

Dans ce film un jeune guide haute montagne Yann Borgnet, part sur la trace de Georges Livanos pour essayer de mieux comprendre le personnage. Pour ceux qui le connaissent pas, le Grec est un grimpeur et alpiniste Français des années 40 à 70, il a réalisé plus de 800 voies dans les Calanques, les Alpes et les Dolomites; Ses dernières furent ses terrains de prédilection. il a fait la majorité de ses premières là-bas et gagné d’être reconnu comme un grand de l’alpinisme. Il est né à Marseille en 1923 et finit sa vie en 2004 au même endroit où il l’a commencé.

à gauche Gille Charensol de la CIM et à droite Barney Vaucher, alpiniste et ami du « Grec » lors de la projection du film. (Photo: Julien Royer)

L’histoire commence à Marseille où Yann va rencontrer Barney Vaucher chez lui. Il ressort le matériel avec lequel grimpait le Grec: un harnais d’escalade, des pitons, des coins de bois et aussi ses carnets de courses. Nous pouvons nous rendre compte qu’à l’époque nous étions très loin du matériel d’aujourd’hui et qu’il fallait beaucoup plus compter sur ses propres facultés que maintenant. Deux courses du Grec dans les Calanques vont retenir l’attention de Yann, La directe de 52 qui est une grande classique dans le coin et la Directissime de la concave avec son immense toit de 35 mètres très impressionnant. Ce sont deux grandes voies audacieuses et qui montre le caractère bien trempé du bonhomme !

Su Alto à la Civetta (Image: ressources web)

Devise du Grec : «Y a pas de mauvais rochers, y a que des mauvais grimpeurs»

Mais les principaux faits d’armes de Georges Livanos se trouvent dans les Dolomites où il a acquis une grande notoriété au sein des grimpeurs. Dans ce documentaire nous pouvons voir deux des principales ascensions du Grec, la Terranova face Nord Ouest ou il signe une première et surtout la Su Alto à la Civetta (3220 mètres) qui était le grand problème des Dolomites où les meilleurs grimpeurs de l’époque se sont tous cassés les dents. Lui y est allé est a réussi, ni plus ni moins et sans préparations s’il vous plait! Avec cette ascension il signe le chef d’œuvre de sa vie, mais celui-ci a disparu en novembre 2013 quand le pilier s’est écroulé.

Georges et Sonia Livanos

« Mais t’as pas peur d’ouvrir des voies aussi difficiles ? »
Georges répondit « De toute façon, la vie est une grande cagade
« 

Tout au long du film nous pouvons voir les difficultés des ascensions auxquelles Georges Livanos se livrait avec un engagement maximum et peu de moyens. Il était capable de prouesses et pourtant c’était une personne très humble, qui avait beaucoup d’humour et d’auto dérision comme l’indique Barney à la fin de la séance. Encore un superbe film projeté par la cinémathèque de montagne de Gap, qui perpétue l’histoire de la montagne au fil des années.

Julien Royer

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